CR de l'audio avec le recteur de Créteil du 2 octobre 2020

CR de l'audioconférence avec le recteur de Créteil du 2 octobre 2020


Participants à l’audioconférence :


Pour le rectorat :
Daniel Auverlot, Recteur académie de Créteil
Sylvie Thirard, Secrétaire générale
Madjid Ouriachi, Directeur de cabinet
Gérard Jock, Proviseur Vie Scolaire

Pour la Peep :
Myriam Menez (AD 94), Anne Sophie Lapotre (AD 93), Catherine Haroutunian (UA Créteil), Anne Godard (AD 77)

Autres représentants de parents :
FCPE 77, FCPE 93, FCPE 94, UNAAPE 77

Le recteur présente tout d’abord M Madjid Ouriachi, le nouveau directeur de cabinet du rectorat qui vient de prendre ses fonctions.
Actuellement il n’y a pas de fermeture d’école pour cause de Covid, uniquement une vingtaine de classes. La gestion des cas est bien organisée, maintenant il faut monter en qualité dans la mise en oeuvre de la continuité pédagogique.
Il y a eu un grave problème à St Denis, au final ce n’était pas un règlement de compte entre bandes rivales mais un conflit entre élèves avec une situation de harcèlement.
Pour faire face à la pénurie de remplaçants, un recrutement de contractuels est en cours en lettres, histoiregéographie, langues, sciences physiques et SVT. Ils vont arriver cette semaine. Les listes d’absences remontées par les fédérations sont immédiatement transmises aux services de remplacement afin d’y remédier dans les meilleurs délais.

Questions des représentants de parents :
Problèmes de remplacement : dans le Val de Marne, il en subsiste beaucoup trop, et pas uniquement dans le 2nd degré mais aussi en primaire. Au delà du recrutement en cours pour le second degré qu’en est-il pour le 1er degré ?
Le recteur admet que la brigade de remplacement n’est pas suffisante, elle va donc être renforcée.

Certaines absences n’ont toujours pas fait l’objet de remplacement alors que les enseignants sont absents depuis la rentrée avec des arrêts successifs de 15 jours. Le problème des arrêts de 15 jours en 15 jours est un vrai sujet mais le recteur ne peut pas obliger les enseignants à ne pas poser des successions d’arrêt.

Certains enseignants qui exercent en limite du 77 mais ne dépendent pas de l’académie de Créteil peuvent-ils venir suppléer s’ils le souhaitent ? Ce n’est normalement pas prévu mais c’est une piste à envisager.

Covid : L’ARS semble parfois tarder à répondre aux chefs d’établissement, certains enseignants dépistés positifs reviennent au bout de 7 jours avec des symptômes. C’est le ministère de la santé qui décide. Si l’enseignant est toujours malade, son médecin doit prolonger son arrêt.

Trop d’enseignants refusent de mettre en place la continuité pédagogique. Quand cela ne concerne qu’un ou deux élèves, la mise en oeuvre de la continuité pédagogique n’est pas systématiquement exigée. Mais au-delà de l’actuelle crise sanitaire, permettre aux élèves absents pour maladie de pouvoir bénéficier de la continuité pédagogique est un vrai sujet.


Les élections scolaires : encore beaucoup de problèmes avec certains chefs d’établissements ou directeurs, qui ne  connaissent pas les textes. Il faudra absolument qu’une formation soit mise en place. Le guide pratique qui est mis en ligne par le ministère est sujet à de fausses interprétations. En cas de problème, il faut prévenir M Jock qui interviendra directement.


Réforme du baccalauréat : il est prévu 54 heures consacrées à l’orientation : ces heures ne sont pas fléchées et nous constatons qu’elles sont dévoyées. La répartition de la DHG relève uniquement de l’autonomie de l’établissement. Le rectorat ne peut pas intervenir pour imposer l’organisation des emplois du temps.

Stages de fin de 3ème : quelles solutions envisager pour que les élèves puissent réellement les faire ? Le recteur a demandé aux principaux de les étaler jusqu’à Pâques et de faire en sorte que toutes les classes ne soient pas concernées en même temps afin d’augmenter les chances de trouver un stage.

BAC : nous n’avons toujours pas obtenu de réponse au sujet des E3C qui n’ont pas encore été pas encore passées : Le ministère doit publier un nouveau calendrier. Par ailleurs, le recteur signale qu’une formation des enseignants sur le grand oral va être mise en place. Les représentants de parents sont demandeurs d’une réunion spécifique sur l’organisation du nouveau Bac afin de renseigner au mieux les familles inquiètes. Cette réunion est prévue.

STMG : beaucoup d’élèves n’ont toujours pas leur affectation en STMG, il y a un réel problème avec les locaux qui sont déjà sous tension (capacité d’accueil des établissements déjà atteinte) ; les retours du privé sont problématiques. Le rectorat est en contact avec la Région pour voir comment anticiper sur les besoins en locaux.

En l’absence de médecin scolaire, les élèves de CAP et de BAC pro qui ont besoin d’une dérogation pour travailler sur les machines dites dangereuses, ne peuvent pas commencer leur formation professionnelle. Les médecins scolaires sont essentiellement mobilisés sur la situation sanitaire ; une solution avec la médecine de ville est envisagée, mais subsiste le problème des modalités.

La Peep propose que les dérogations soient faites par le biais d’autorisations délivrées par le médecin de famille pour les enfants qui ont déjà un suivi régulier. Ainsi, la médecine scolaire serait désengorgée et pourrait se focaliser sur les autres jeunes. Or l’établissement refuse les certificats établis par les médecins de ville. Il sera statué sur ce sujet dans les jours à venir.

Questions uniquement Peep 94
Au collège St Exupéry d’Ormesson, la cheffe d’établissement avait proposé un EDT qui prévoyait que les enseignants se déplacent, et qu’ainsi les élèves restent dans une seule salle mais les profs ont refusé. C’est un établissement où de nombreux cas Covid ont été relevés, les parents ne comprennent pas que le confort des enseignants passe avant la sécurité de tous. Un point va être fait avec la cheffe d’établissement.

Au collège St Exupéry de Vincennes, la nouvelle équipe de direction refuse d’organiser les rencontres parents-professeurs de début d’année et veut les reporter à novembre, arguant mieux connaître les enfants à cette époque. Non seulement ce n’est pas l’objet de ces réunions de rentrée mais nous ne voyons pas l’intérêt de les organiser la veille des conseils de classe. On peut aussi s’interroger sur leur volonté à mettre en place de la remédiation en début d’année comme le font tous les autres établissements… Un point va être fait avec le chef d’établissement.

Les collèges qui ont opté pour le livre numérique se voient aujourd’hui réclamer des sommes importantes, (17000€ dans un collège de 640 élèves). Le rectorat ne verse de subventions que pour compléter les collections, ainsi les élèves n’ont plus de livres. Il nous semble qu’il y a urgence à aborder la question du livre numérique, de son vrai coût et de son utilisation qui reste très limitée et pas toujours adaptée. Le recteur va faire un point sur ce sujet, le livre numérique ne doit pas coûter plus cher aux établissements.
Trop de directeurs d’école, d’IEN et de chefs d’établissements semblent totalement méconnaître le décret parents de 2006 et accordent les mêmes droits aux listes de parents isolées qu’aux associations de parents déclarées. Nous souhaitons un travail de fond sur cette question parce que ça concerne aussi la sécurité des données personnelles des familles qui, au mieux, acceptent leur diffusion aux associations et en aucun cas à des parents lambda.
Beaucoup d’enseignants contractuels et/ou remplaçants arrivent dans les établissements avec des revendications personnelles et refusent les postes si on ne répond pas à leurs exigences. Les chefs d’établissements sont souvent démunis face à cette problématique, cette attitude ne nous semble plus tolérable. Il en est de même avec des enseignants qui retirent leur masque en cours. Les personnes qui refusent plusieurs postes de suite ne sont pas maintenues dans le vivier de remplacement. Le refus de port du masque doit être signalé au rectorat par les chefs d’établissement.
Enfin, pour terminer sur une note positive, les chefs d’établissements pilotes du district 10 nous ont conviés à une réunion pour faire un bilan de rentrée et échanger sur les nouvelles difficultés rencontrées dans la relation avec les parents qui semble dériver complètement. Nous tenons à le souligner car l’échange a été très enrichissant.

La prochaine réunion est programmée au vendredi 9 octobre.

Myriam MENEZ